Les Katas, qu’est ce que c’est ?

Mardi

27 septembre 2022

Numéro 7

Le judo au Racing

Tout savoir sur le Judo

Les katas qu’est ce que c’est ?

——————– Lola Hajek————–

Les Katas sont des exercices techniques conventionnels que l’on retrouve dans la plupart des arts martiaux orientaux, y compris le Judo. Ces exercices sont très codifiés, suivent un cérémonial précis et servent à présenter les techniques les plus utilisées en Judo. En France, pour accéder à la ceinture noire, il est nécessaire de présenter ces exercices devant un jury et d’obtenir leur validation. De plus, ces exercices représentent les différents aspects et principes de la discipline et garantissent la transmission du Judo en gardant la tradition et l’intégrité. C’est  pour cela que, comme le code moral du judoka, il y a 8 katas différents. Chaque kata est formé de plusieurs séries d’enchaînements, et chaque série représente en général une famille de techniques.

1er kata

Le premier kata est « Nage-No-Kata » et doit être présenté lors du passage du 1er dan (les 3 premières séries) et 2ème dan (les 5 séries). Il a pour but de présenter les principales formes de projection. L’ensemble des techniques doivent être réalisées sur la droite et sur la gauche selon un déplacement préétabli. L’objectif est de montrer les principes de la projection, c’est-à-dire le déséquilibre, le placement, et la chute.

Les 2 judokas sont éloignés d’environ 5.5 mètres ; se saluent et saluent les juges. Ils effectuent ensuite les 3 séries ou les 5 en fonction du dan qu’ils doivent acquérir. Les 5 séries sont les suivantes et sont chacune construites avec 3 techniques : mouvements de bras, mouvements de hanches, mouvements de jambes, sacrifices sur le dos et sacrifices sur le côté.

Présentation des 5 séries du 1er kata

Présentation des 5 séries du 1er kata

2ème kata

Le 2ème kata est présenté au passage du 3ème dan et se nomme « Katame-No-Kata ». Il  permet de montrer les principaux aspects du Judo au sol. Ce kata comporte 15 techniques réparties en 3 séries. La première série concerne les immobilisations, la seconde des techniques de strangulation et la dernière présente les luxations. Les techniques sont montrées de 2 façons différentes ; tout d’abord sous leur forme de base, c’est-à-dire que celui qui ne fait pas la technique, se laisse faire. Et ensuite le pratiquant doit réagir en fonction des réactions programmées de sont partenaires et adapter ses techniques.

Là aussi, la présentation commence par un salut aux juges et entre les deux judokas.

3ème kata

Le troisième le kata « Kime-No-Kata » est présenté lors du 4ème dan. Il possède uniquement 2 séries. Tout d’abord 8 techniques au sol suivies de 12 techniques debout. Le but, ici, est de mettre en avant l’esprit de décision. Toutes les techniques sont pour se défendre soi-même d’attaques (pas uniquement au judo). Ces techniques de self-défense sont d’abord appliquées à mains nues puis refaites armé d’un couteau en terminant par des attaques au sabre. Lors des passages devant les juges, les armes sont bien évidemment des fausses.

Le « Juno-Kata », il n’est pas obligatoire de le passer pour obtenir un dan. Il est considéré comme le kata de la souplesse, c’est donc pour cela qu’il doit être réalisé très lentement et ne comporte aucunes projections. Ce kata comporte également 3 séries de 5 techniques.

Présentation des séries du 5ème kata

Présentation des séries du 5ème kata

5ème kata

Le 5ème kata « Go-No-Sen-No-Kata » doit aussi être présenté au passage du 4ème dan. Il y a 2 séries de 6 techniques (voir l’image ci-contre). Premièrement, les judokas effectuent une série portée sur les mouvements de jambes et la seconde sur les mouvements de hanche.

6ème kata

« Goshin-Jitsu-No-Kata » est à présenter au moment du passage du 3ème dan et a pour but de représenter des techniques de défense personnelle face à des attaques rapprochées de poings, pieds, couteau, bâton, revolver. Il a été créé en 1956 et est donc le kata le plus récent qui comporte 21 techniques.

Pour les passages du 5ème et du 6ème dan, le judoka peut choisir en fonction des formules proposées, quel kata il va présenter.

7ème kata

L’avant-dernier kata « Koshiki-No-Kata » symbolise les formes antiques qu’utilisaient les samouraïs pour se défendre eux-mêmes. Les 2 séries sont très longues car pour la première il y a 14 techniques qui doivent être effectuées lentement car les combattants sont censés porter des armures. Néanmoins, la seconde série doit être réalisée sans un seul arrêt, c’est-à-dire faire la réalisation de 16 techniques sans s’arrêter.

8ème kata

Le 8ème kata doit être présenté lors du 7ème dan et s’appelle « Itsutsu-No-Kata ». C’est le plus court des katas car il ne développe que 5 techniques pour 5 principes du Judo : mobilisation de l’énergie, résistance, force centipède, alternance et vide. D’après Jigoro Kano (fondateur du Judo), ce kata exprime le principe du maximum d’efficacité avec le minimum d’effort : c’est mêler le cœur du Judo.

Présentation de certaines techniques du 6ème katas.

Présentation de certaines techniques du 6ème kata.

Les différentes techniques en Judo

Les différentes techniques en Judo

Mardi 13 septembre 2022 Numéro 6

Le judo au Racing

Tout savoir sur le Judo

Techniques d’étranglement et de clés de bras.

Techniques d’étranglement et de clés de bras.

Les différentes techniques d'immobilisations

Les immobilisations

 

Les différentes techniques en Judo

————– Lola Hajek —————

Au sol

Les techniques au sol sont, quant à elles, séparées en 3 sous-parties : les immobilisations (Osae Komi wasa), les étranglements (Shime waza) et les clés (Kansetsu waza).

Les immobilisations doivent être effectuées dès que l’adversaire se trouve au sol, allongé sur le dos, et avec les 2 épaules qui touchent le tatami. Concernant les étranglements, elles sont portées sur le contrôle du système respiratoire ou sur le système sanguin du cou, ce qui oblige l’adversaire à abandonner rapidement. Les clés sont pour la majorité sur le coude. Néanmoins, ce qui est important à retenir, c’est que les techniques d’étranglement et celle de clés sont apprises à partir de la catégorie Benjamins mais les judokas sont autorisés à les mettre en application en compétition uniquement quand ils sont Minimes. Ces règles sont importantes car ce sont les techniques les plus dangereuses du Judo.  

De plus, les techniques de clés et d’étranglement sont aussi autorisées en position debout. Mais en compétition, elles ne sont que très rarement utilisées car le règlement interdit aux judokas de les utiliser pour amener son adversaire au sol. Il est donc compliqué de les placer dans un combat.

Néanmoins, Il est aussi possible de combiner plusieurs techniques dans un combat, que ce soit deux (ou plus) Tachi-Waza ou deux Ne-Waza.

En Judo, on distingue 2 catégories de techniques, au sol et debout. Chacune d’entre elles peut être divisée en plusieurs sous-catégories. Celles qu’on apprend dès la ceinture blanche sont celles réalisées au sol et appelées en japonais « Ne-Waza ». La deuxième catégorie concerne celles debout, elles sont nommées « Tachi-Waza ».

Debout

Premièrement, les techniques debout peuvent aussi être connues sous le terme de techniques de projection. Dans cette catégorie, on compte 5 sous-catégories : de jambes (Ashi waza), de bras ou d’épaules (Te waza), de hanches (Koshi waza),  de sacrifice de face (Ma sutemi waza) et de sacrifice sur le côté (Yoko sutemi waza). Les techniques de sacrifices sont des pratiques de « jeté de corps ». Lors des combats debout, le but est de déséquilibrer l’adversaire pour le faire tomber au sol. L’adversaire peut tomber vers l’arrière, l’avant ou le côté. Une fois au sol, le judoka doit enchaîner avec une immobilisation qui lui fera gagner le combat. En effet, le combat est terminé quand le judoka qui est immobilisé n’arrive plus à se libérer au bout d’un certain nombre de secondes.

Ce sont les Tachi Waza qui sont pratiqués lors de l’épreuve du passage de ceinture noire que sont les katas. De plus, certain katas nécessitent de pratiquer des techniques de frappe (Atemi waza) : les coups de pied (Geri), les coups de poing (Tsuki) et les coups du tranchant de la main (Shuto). A noter qu’aucun coup ne touche l’adversaire.

Les techniques de bras

Les techniques de bras

techniques de jambes

Techniques de jambes

 

Les catégories en Judo

Les catégories en Judo

Mardi 30 Aout 2022 Numéro 5  

Le judo au Racing

Tout savoir sur le Judo

 

Compétition du 4 décembre 2021, les 3 participants. Les catégories en judo

Moustapha Diop, Frédéric Fellrath et Abdelghani Rhamani, le 04/12/21

Quelles sont les catégories en Judo ?

Les classements

Au Judo, on peut considérer qu’il existe deux types de classements. Le premier concerne les poids. En effet, ceux-ci sont importants pour la compétition, pour que les combats soient justes. Le second concerne les âges des judokas pour réaliser des groupes équitables lors des entraînements.

Le deuxième classement, celui des âges, change tous les ans en fonction des années de naissances des combattants. Plus ils grandissent et plus ils grimpent dans les catégories.

En France, on différencie depuis 2019, 10 catégories d’âges. Certains clubs acceptent les enfants à partir de 3 ans, ils sont alors dans la catégorie « Baby-Judo » ; entre 4 et 5 ans ils passent en « Éveil-Judo » ; à 6 et 7 ans, ils deviennent « Mini-Poussins » ; pour continuer « Poussins » dès l’âge de 8 ans ; ils deviennent « Benjamins » à 10 ans ; puis à 12 ans enchaînent en tant que « Minimes » ; de 14 à 16 ans, les combattants sont des « Cadets » ; entre 17 et 19 ans ils passent « Juniors » ; au-delà de 20 ans et en-dessous de 30, ils sont « Seniors » ; et pour finir, après avoir passé la barre des 30 ans, ils sont « Vétérans ». La catégorie des vétérans se divisent en 10 sous-catégories, de M1 à M10 pour les hommes et F1 à F10 pour les femmes. Chaque sous-catégorie « dure 4 ans » ; par exemple la catégorie M1/F1 regroupe les judokas entre 30 et 34 ans.  

Les compétiteurs changent de catégories d’âge au 1er janvier et non au début de la saison sportive qui débute traditionnellement en septembre. De plus, dans ces catégories on ne fait pas de différenciation entre les femmes et les hommes, ce qui n’est pas le cas dans les catégories de poids en compétitions.

Moustapha Diop, à la 3ème place du podium en catégorie vétéran, M1 et M2 ; le 04/12/2021 à Vendenheim.

Moustapha Diop, à la 3ème place du podium en catégorie vétéran, M1 et M2 ; le 04/12/2021 à Vendenheim.

Le 4 décembre dernier, 3 de nos vétérans ont participé à la 1ère compétition du RCSOJudo. Moustapha Diop, Frédéric Fellrath et Abdelghani Rhamani ont tous les 3 très bien combattu, et Moustapha a même décroché la 3ème place du podium !  

————– Lola Hajek —————

Lors des compétitions officielles, c’est-à-dire organisées ou approuvées par la Fédération Française du Judo, les judokas sont répartis en fonction de leurs poids et de leurs âges ainsi que de leur sexe. C’est ce qu’on appelle les catégories en Judo. Le classement final est également effectué en fonction de ces variants. Chaque catégorie obtient son podium.

Hommes
Benjamins Minimes Cadets Juniors Seniors
-30 kg -34 kg -46 kg -55 kg -60 kg
-34 kg -38 kg -50 kg -60 kg -66 kg
-38 kg -42 kg -55 kg -66 kg -73 kg
-42 kg -46 kg -60 kg -73 kg -81 kg
-46 kg -50 kg -66 kg -81 kg -90 kg
-50 kg -55 kg -73 kg -90 kg -100 kg
-55 kg -60 kg -81 kg -100 kg +100 kg
-60 kg -66 kg -90 kg +100 kg
-66 kg -73 kg +90 kg
+66 kg +73 kg

 

Femmes
Benjamins Minimes Cadets Juniors Seniors
-32 kg -36 kg -40 kg -44 kg -48 kg
-36 kg -40 kg -44 kg -48 kg -52 kg
-40 kg -44 kg -48 kg -52 kg -57 kg
-44 kg -48 kg -52 kg -57 kg -63 kg
-48 kg -52 kg -57 kg -63 kg -70 kg
-52 kg -57 kg -63 kg -70 kg -78 kg
-57 kg -63 kg -70 kg -78 kg +78 kg
-63 kg -70 kg +70 kg +78 kg
+63 kg +70 kg

 

Les couleurs de ceintures

Les couleurs de ceintures

Mardi 16 aout 2022 Numéro 4

Le judo au Racing

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Les couleurs de ceintures

Les couleurs de ceintures

Les couleurs de ceintures

Les couleurs de ceintures

Que représente les couleurs des ceintures?

2022 une année qui va leur sourire

———— lola Hajek——-

A ce jour le Judo français comptabilise plus de 38 000 judokas ayant réussi au moins le passage du premier dan, et plus de 100 000 ont déjà été décernés depuis la création de la Fédération.

La section Judo du RCS Omnisport compte un judoka en train de préparer sa ceinture noire :

–    Abdelghani Rhamani

Et 5 qui vont commencer à la préparer la saison prochaine. 

Et un qui l’a obtenu courant avril 2022:

–    Moustapha Diop

Nous leur souhaitons bonne chance.

Compétition du 4 décembre 2021, les 3 participants.

Moustapha Diop, Frédéric Fellrath et Abdelghani Rhamani, le 04/12/21

Dans les budõ (arts martiaux japonais), le obi, c’est-à-dire la ceinture, sert à marquer le grade du combattant et est obligatoire. Dans la pratique du Judo, le port de la ceinture permet également de tenir la veste du judogi et donc d’apparaître décemment face à son adversaire. Cette ceinture va exprimer   par sa présence   l’expérience, le temps, la maturité ainsi que le niveau de compétences du judoka. Les couleurs de celle-ci vont varier en fonction du  niveau  par grade.

Les Kyu sont délivrés par le professeur de l’apprenant et à partir de la 1ère dan, les  ceintures  sont  données  après  le passage  d’un  examen  officiel  par  la  Commission Spécialisée des Dan et Grades Equivalents (CSDGE) de la Fédération Française de Judo, Jujitsu, kendo et disciplines associées (FFJDA).

Tout d’abord quand une  personne  débute  l’apprentissage   du  Judo,  elle reçoit une ceinture de couleur blanche, que ce soit un enfant ou un adulte. C’est à force d’entrainement, de compétition, d’assiduité en général que l’élève peut monter en grade. Néanmoins, pour  que  la ceinture  change  de  couleur,  il faut avoir un âge minimum et le niveau adéquat. Chaque couleur correspond à un Kyu.

Âge mini 4 7 8 9 10
Couleur Blanche Blanche Jaune Jaune Jaune Orange Orange
Kyu 9è 8è 7è 6è 5è

 

Âge mini 11 12 13 14
Couleur Orange Verte Verte Bleue Marron
Kyu 4è 3è 2è 1er

Ces tableaux sont vrais pour les moins de 15 ans; pour les adolescents et les adultes il suffit de supprimer les ceintures à 2 couleurs pour avoir tous les Kyu.

De plus, dans certains clubs de Judo, des ceintures intermédiaires aux Kyu sont proposés mais uniquement à titre pédagogique et pour les enfants : cella correspond aux 2 ceintures avec barrettes jaunes. Cela peut aussi apporter un effet positif sur le mental des jeunes judokas . En effet le changement de ceinture montre que le judoka a progressé. Ce qui le motive pour poursuivre ses efforts.

La ceinture noire

Après la ceinture marron, on peut obtenir la ceinture noire et donc les grades supérieurs de Dan. Pour cela, il faut passer un examen qui est divisé en 4 grandes parties :

–    Les Katas (succession de mouvements codifiés mimant un combat et réalisant une démonstration technique)

–    La Technique (Démonstration de 12 techniques en 5 minutes)

–    La Compétition (Obtenir 44 points en une compétition ou 100 points en plusieurs ; obtention des points = victoire de combat)

–    L’Engagement Personnel (Participation à la vie de son club : arbitrage, support enseignant, … )

Ici aussi il y a différentes couleurs : noire, blanche et rouge.

Âge mini 15 à 29 35 60 et 73  
Couleur Noire Blanche Rouge Rouge Blanche
Dan 1 à 5 6 à 8 9 et 10 12
Rang Deshi

Renshi

Kyoshi Hanshi Meijin Shihan

(Jigõ Kanõ)

Il n’y a qu’une seule personne qui a reçut le 12ème dan et c’est Jigoro Kanō, quelques années après sa mort, c’est-à-dire en 1940.

 

Le Judo, c’est aussi des valeurs

Le Judo, c’est aussi des valeurs

02 septembre 2022

Le judo au Racing

Tout savoir sur le Judo

Le Judo; c’est aussi des valeurs

Code moral du Judo.

Le Judo, c’est aussi des valeurs  

« La modestie, c’est de parler de soi-même sans orgueil ». Être modeste, c’est savoir ne pas se vanter ou ne pas se glorifier chaque fois que l’on gagne. C’est aussi reconnaître quand on ne sait pas bien faire quelque chose et accepter de travailler et montrer nos points faibles. Écouter et accepter les reproches justifiés et en tenir compte. Néanmoins, la modestie c’est aussi se voir comme on est et ne pas se dévaloriser. La modestie n’est pas le contraire de la fierté, les deux sont donc compatibles.

« L’honneur, c’est être fidèle à la parole donnée ». C’est la valeur que tu montres, que tu partages avec ton entourage. Avoir de l’honneur, c’est quand tu réalises quelque chose que tu penses juste et que tu le montres aux yeux de tous. Pour avoir de l’honneur, il faut choisir avec précaution ces valeurs et agir en fonction d’elles. Avoir de l’honneur, c’est également permettre aux autres de compter sur toi.

« Sans respect, aucune confiance ne peut naître ». Le respect, c’est la mise en pratique de la politesse mais aussi la reconnaissance des valeurs des autres. Il faut aussi être modeste pour pouvoir admirer. On regarde, on se met à la place des autres et on admire ce qu’ils font de bien, c’est aussi une forme de respect.

Les valeurs complémentaires

Le meilleur emploi de l’énergie « Le meilleur emploi de l’énergie ». Ce principe parle de l’énergie mentale et physique. Il propose de résoudre le problème avec une solution pertinante ; il insite donc à la recherce constante et dynamique de la perfection.

 

Entraide et prospérité « Entraide et prospérité ». Chaque judoka réalise des progrès individuels mais ils passent quasiment tous par l’union de leur force et de celle des autres ainsi que par l’entraide.

triple valeur« Le grade du judoka est représenté par une triple valeur ». “Shin” correspond à la valeur morale. “Ghi” indique la valeur techniwue. Et “Tai”, la valeur corporelle. Ainsi, “Shin” est cité en 1er car, à lui seul, il donne un sens aux deux autres.

—— Lola Hajek ——–

Le code moral

Le judo est une activité sportive qui permet d’extérioriser ses émotions mais aussi de transmettre des valeurs. Ce sport permet à chaque personne qui le pratique d’améliorer sa maîtrise de soi et ainsi de pouvoir affirmer sa personnalité. Il possède, comme tous sports, des valeurs ; elles sont réunies dans « le Code Moral du Judo ».  Certaines de ces valeurs sont issues du Bushidô.

Les différentes valeurs

Le judoka doit s’efforcer d’appliquer sur le tatami, mais aussi dans la vie de tous les jours, ce code aux 8 valeurs : la modestie, la politesse, la sincérité, l’amitié, le contrôle de soi, le courage, le respect et l’honneur.

« La politesse, c’est le respect d’autrui ». La politesse c’est appliquer les règles de comportement qui sont apprises grâce à la famille, mais aussi à l’école ou au dojo. Être poli, c’est respecter systématiquement l’emploi des « mots magiques » : Bonjour, Au revoir, Pardon, S’il te plait, Merci. C’est aussi l’action de ne jamais insulter quelqu’un et de ne pas élever la voix pour parler. Une personne polie marque une attitude de respect envers les personnes plus âgées qu’elle. Il est important d’être poli car c’est le seul moyen d’entrer en contact avec les autres, que ce soient des adultes, des amis ou des camarades.

« Le courage, c’est faire ce qui est juste ». Une personne courageuse doit faire ce qu’elle croit juste, et pour cela être capable de prendre une décision et de respecter celle-ci. Le courage c’est agir, et cela inclut le combat contre ses peurs. Toute personne courageuse craint quelque chose, mais elle va être capable de surmonter cette peur parce qu’elle est courageuse. Le courage c’est également savoir reconnaître ses erreurs.

« L’amitié, c’est le plus pur des sentiments humains ». L’amitié c’est avant tout un sentiment très simple, qui nous rapproche. Être amis c’est être présent pour les uns et les autres dans les bons comme dans les mauvais moments. C’est aussi une motivation pour devenir meilleur, en recevant et en donnant. Être amis, cela signifie apprendre à connaître l’autre, communiquer avec lui, compter pour lui et compter sur lui. L’amitié se construit et se nourrit à l’aide de toutes les autres valeurs du code moral, pour pouvoir être vécu à la bonne hauteur. Le judo est un outil pour devenir un ami de meilleure qualité. En effet, les exercices proposés permettent de devenir plus courageux, plus patient, plus contrôlé mais aussi plus humain. L’amitié, ce n’est pas toujours facile à gérer mais il faut se battre pour la garder intact.

« Le contrôle de soi, c’est savoir se taire lorsque monte la colère ». Le contrôle de soi, c’est avant tout l’action de maîtriser ses réactions tout en suivant sa volonté. Mais c’est aussi apprendre à discuter de ce qui ne va pas dans le calme, tout en écoutant. Que l’on perde ou que l’on gagne, toujours avoir la même attitude, en restant agréable et juste avec tout le monde. Donc, il faut prendre son temps avant de réagir ou de parler, pour réfléchir à ce qui va se passer par la suite. Nous devons être capable de reconnaître quand nous sommes sous l’influence d’une émotion forte. Le judoka apprend à maîtriser ses émotions au même moment où il apprend à se déplacer dans un combat.

« La sincérité, c’est   parler sans déguiser sa pensée ». Une personne sincère est disposée à reconnaître la vérité, à faire connaître ce qu’on sent et pense sans vouloir tromper les autres ou soi-même. Et pour être une telle personne, il faut aimer la vérité. Ce n’est pas toujours facile d’assumer la vérité, mais le judo vous permet d’apprendre à le faire.